Archives de catégorie : Actualités Garonne

Sortie découverte de la Garonne en vélo

Ce samedi 30 juin 2018, l’association Nature en Occitanie, dans le cadre de la Cellule d’Assistance Technique aux Zones humides de Garonne*, a organisé une sortie de découverte en vélo de la vallée de la Garonne en Haut-Comminges. Le parcours de 13 km effectué de Saléchan à Loures-Barousse, a été l’occasion de découvrir pour un groupe de 12 personnes, les richesses naturelles de la Garonne. Au programme, présentation par Nature Midi-Pyrénées et M. Georges SUBRA, du fonctionnement naturel d’un cours d’eau, observation de la faune et de la flore des boisements alluviaux et discussion autour des activités pratiquées le long de la Garonne. La matinée s’est poursuivie autour d’un apéritif convivial à la base de loisir de Loures-Barousse, où les discussions et les débats ont été riches.

Cette journée qui fut une réussite, sera reconduite en 2019.

 

Un grand merci aux participants, ainsi qu’à la mairie de Saléchan pour leur accueil, à M. Georges SUBRA pour son exposé sur l’histoire de la Garonne et à Janine SOUMET pour son soutien dans l’organisation.

 

*La CATeZH Garonne est financée par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et les fonds Européen (FEDER).

Les Jeudis de la Garonne : c’est parti !

Lors de son dernier COPIL le 24 janvier 2018, les membres du réseau de la Catezh Garonne ont validé l’organisation tous les derniers jeudis du mois d’une rencontre sur les territoires de ses adhérents : Les Jeudis de la Garonne. Ces rencontres, en salle ou sur site, destinées aux élus et adhérents du réseau, allieront proximité et actualité de vos territoires. Ces moments d’échanges vous sont destinés, aussi faites nous part de vos suggestions. Nous espérons que vous pourrez nous rejoindre nombreux l’espace d’une paire d’heures chaque fin de mois.

A très bientôt !

Inscription conseillée auprès de Michèle JUND / 05 34 31 97 95

m.jund@naturemp.org

Pour la première des « Jeudis de la Garonne » vous êtes très cordialement invités à la présentation de « Naïade » le Jeudi 29 mars de 18H à 20H à la Mairie de Portet-sur-Garonne dans la grande salle de la Maison des associations

Une naïade est née ! 

La Naïade est une espèce de libellule de la famille des demoiselles. Elle vit dans les milieux humides. C’est aussi le nom du nouvel outil de sensibilisation destiné à préserver nos milieux humides. Mais qu’est-ce qu’une zone humide exactement ? où se trouvent-elles ? comment fonctionnent-elles ? qui y vit ? savez-vous quels services elles nous rendent ?

On les appelle des infrastructures naturelles car elles filtrent l’eau, luttent contre les inondations et nous offrent des espaces de nature, de pêche et des lieux frais en période de canicule…

Et pourtant elles se font de plus en plus rares !

Aussi, Nature Midi-Pyrénées, avec le soutien de l’Europe, l’Agence et la Région, s’est engagé dans la conception d’un outil permettant, en un court laps de temps, à des acteurs décisionnaires (et à un public plus large également) :

  • De reconnaitre les différents types de zones humides
  • D’associer quelques espèces associées, qu’elles soient patrimoniales, communes ou exogènes
  • D’appréhender la complexité de leur fonctionnement
  • D’assimiler leurs fonctions naturelles
  • De saisir de manière suffisamment fine les services écosystémiques qu’elles apportent pour pouvoir argumenter.
  • De comprendre les impacts des aménagements
  • De confronter les différentes approches des acteurs en présence etc…

REPARTIR DES FONDAMENTAUX POUR MIEUX COMPRENDRE LES ENJEUX DES ZONES HUMIDES ET PLUS LARGEMENT PRESERVER LA RESSOURCE EN EAU

Les liens entre ces milieux et l’eau sont omniprésents et complexes. Pour diffuser ces informations de manière ludique, expliquer simplement, l’outil pédagogique se devait d’être facile à utiliser. Il comprend :

  • une maquette en trois dimensions représentant le bassin versant,
  • 12 milieux humides
  • 15 pions espèces inféodés aux milieux humides
  • Et 5 modules « aménagement » à partir desquels les acteurs envisagent les impacts sur les milieux.

Plusieurs scénarii sont possibles permettant à l’animateur de s’adapter au contexte (situation géographie, niveau des participants, objectif de la séance…)

 

 

 

L’agence de bassin Adour-Garonne : petit tour d’horizon

L’Agence de bassin Adour-Garonne, comme les 5 autres agences, récolte puis redistribue les financements selon les objectifs définis au sein de chaque bassin. En leur sein un « Comité de bassin » valide et impulse la politique publique de l’eau mise en œuvre dans le bassin, l’objectif étant la sauvegarde de la ressource en eau. Les débats et la concertation se font au cœur de ce « parlement de l’eau » constitué de 135 acteurs de l’eau diversifiés publics ou privés du bassin Adour-Garonne répartis en collèges. Aux côtés des élus et de l’Etat, les usagers y sont également représentés.

http://www.eau-adour-garonne.fr/

Martin Malvy est le Président du Comité de bassin Adour-Garonne qui compte 3 vice-présidents : un pour le collège des industriels, un pour le collège des agriculteurs et un pour le collège des consommateurs, ce dernier étant Frédéric Cameo-Ponz, membre de Nature Midi-Pyrénées.

Au sein de l’Agence, le conseil d’administration pilote l’activité de l’Agence. Il définit le programme d’intervention (redevances, modalités d’aides, équilibre financier) et le met en œuvre et vote le budget. En 2018, le budget, en baisse par rapport à 2017, a été approuvé en janvier 2018 après discussions. En effet, l’avenir des agences est incertain. Elles sont touchées par des baisses budgétaires qui affecteront en cascades les nombreux acteurs bénéficiaires de ces aides (collectivités pour les stations d’épuration, chambre d’agriculture pour des programmes de type Ferti-mieux, structures associatives pour leurs programmes de préservation des zones humides etc ). Ces décisions vont à l’encontre de l’atteinte du bon état des eaux, demandé par l’Europe et qui devra pourtant être atteint. De plus, il a été demandé aux agences d’accentuer la réduction de leurs effectifs avec une nouvelle baisse de 15%… Faire plus et mieux avec moins, voilà en substance le challenge imposé…

Nature Midi-Pyrénées a réagi à ces baisses budgétaires avec un courrier aux parlementaires pour dénoncer une politique de l’eau au rabais alors que des efforts commençaient à porter leurs fruits.

Le nouveau Sdage 2016-2021

Ce document à portée réglementaire, impulsé par le comité de bassin, fournit un cadre et constitue un guide pour l’ensemble des acteurs de nos territoires. Ses 4 orientations répondent aux grands enjeux du bassin : réduction des pollutions, amélioration de la gestion quantitative, préservation et restauration des milieux aquatiques et gouvernance de l’eau. Il intègre des évolutions importantes comme l’adaptation au changement climatique, la contribution du bassin aux objectifs du plan d’action pour le milieu marin… »

Le « Programme De Mesures » associé au Sdage permettra sa mise en œuvre et coutera environ 560 millions d’€ par an, pendant six ans.

L’agence de l’eau contribue au financement des actions du PDM par le biais de son XXème Programme d’intervention. Ce dernier est en cours d’adaptation pour devenir d’ici la fin de l’année le 11ème programme 2019-2024. Il définit les actions aidées et leur taux d’intervention (par exemple travaux de restauration de la continuité écologique (arasement de seuil) jusqu’à 80%, animation et conseil technique aux gestionnaires jusqu’à 60% etc…)

 

Le SAGE GARONNE

Actuellement, le SAGE Garonne est en cours d’élaboration (2013-2018). Le SMEAG en est l’animateur. La CLE (Commission Locale de l’Eau est constituée d’acteurs de l’eau élus à l’échelle du périmètre du SAGE Garonne) a réalisé un état des lieux puis validé le cadre stratégique le 5 octobre 2017. Un groupe de travail spécifique Zone Humide a été créé auquel nous avons participé. La rédaction des documents concertés (Plan d’Aménagement et de Gestion de l’Eau, atlas cartographique et règlement) débute. Ils seront soumis à enquête publique avant la validation finale du SAGE.

L’adoption du Schéma marquera le point de départ de la phase d’application (2019-2025 environ), conduite sous l’autorité de la CLE, qui permettra la mise en œuvre opérationnelle et le suivi du SAGE.

https://www.sage-garonne.fr/

 

 

UN PACC pour le bassin

Parallèlement au Sdage, le comité de bassin a décidé d’engager un plan d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau (PACC), qui anticipe les évolutions, en imaginant des mesures nouvelles pour limiter les problèmes futurs de la gestion de l’eau.

Espérons que celles-ci favoriseront des cultures plus économes en d’eau, faciliteront les changements de pratiques (agro écologie…), et œuvreront pour des filières économiques viables. Car il est souhaitable de combiner toutes les manières de diminuer la dépendance des exploitations en eau, la soit disant « création de ressources » n’étant pas LA solution. Son adoption est prévue au plus tard fin 2018.

La représentation des APNE :

Les associations sont représentées à différents niveaux :

  • Comité de Bassin, Elisabeth Arnauld pour la Sepanso Aquitaine, Frédéric Cameo-Ponz pour Nature Midi-Pyrénées (VP), Sabine Martin de FNE-Midi-Pyrénées
  • Conseil d’administration : Elisabeth Arnauld, représentant des usagers
  • CLE SAGE Garonne : Sabine Martin, FNE MP, Michèle Jund, Nature Midi-Pyrénées
  • Un réseau EAU des APNE au sein du bassin existe. Un poste dédié est basé à FNE-MP. Il met en réseau les bénévoles et est force de proposition.
  • Nature Midi-Pyrénées et FNE-MP sont aussi représentés dans des commissions préfectorales (sècheresse par exemple) et dans de nombreux groupes de travail.

Si le vaste sujet de l’EAU et des zones humides vous intéresse, nous vous recommandons les sites de l’agence de l’eau, ceux du SAGE Garonne, de FNE (réseau Eau) et FNE Midi-Pyrénées, de Nature Midi-Pyrénées ou encore de la CATeZH Garonne.

Contact : Michèle Jund

M.jund@naturemp.org

Bilan hydrologique 2017

L’année météorologique mondiale de 2017

D’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM du 18/01/2018), 2017 se classe parmi les trois années les plus chaudes jamais observées (avec 2015 et 2016). C’est toujours 2016 qui se trouve en tête de liste, alors que 2017 décroche le record de l’année sans El Niño et avec La Nina de faible intensité, la plus chaude jamais constatée, ce dernier phénomène étant connu pour pousser à la hausse la moyenne mondiale des températures.

Suivi hydrologique de la Garonne

L’année 2017 a été dépourvu de crue significative. Les plus hautes eaux ont été atteint le 8 février 2017 avec seulement 523 m3/s pour débit instantané maximal, ce qui s’apparente plutôt à un débit moyen de Garonne.

De 2014 à 2017, les débits moyens mensuels diminuent d’année en année (http://www.hydro.eaufrance.fr). Les moyennes mensuelles de 2017 sont toutes en dessous des moyennes mensuelles établi sur 44 ans (graphique dessus). Cette année 2017 a été peu humide. De nombreux bras morts n’ont pas ou très peu été connectés à la Garonne, accélérant leur sédimentation et leur végétalisation.

L’étiage de cette année a été le plus sec et le plus précocement 52,6 m3/s en aout.

Les débits de Garonne en 2017 ont été très faible et n’ont permis qu’à trois bras morts (de Fontaine, Poulidas et des alluvions de la Save) d’être connectés à la Garonne, pendant au moins 6 mois. En 2016 c’était 5 bras morts qui été connectés pendant au moins 4 mois (les trois précédent, plus Port-Haut et Mauvers).

 

Suivi hydrologique de l’Ariège

Tout comme pour la Garonne, de 2014 à 2017, les débits moyens mensuels de l’Ariège diminuent d’année en année.

Le débit minimum de connexion du bras de Cintegabelle a été déterminé cette année lors de visite de terrain. Les débits d’Ariège en 2017 ont été très faible et ont permis que le bras mort de Cintegabelle à l’aval du pont soit connectés au maximum 3 mois alors qu’il a été connectés au moins 5 moins en 2016.

Les zones humides, de quoi parle-t-on ?

Depuis la prise de conscience de préservation des zones humides dans les années 1980, les notions de « zones humides », de « marais » et de « milieux humides », ont été mises en avant dans les nombreux projets et débats. L’expression « zones humides », traduite de l’anglais wetland est apparue en France dans les années 1970. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Outre un certain degré de connaissance sur le sujet, le choix et l’utilisation de ces notions reflète une représentation sociale, une vision thématique ou en résulte plusieurs définitions (juridique, écologique, sociale …).

 

Sociologiquement, les zones humides sont des milieux souffrant d’une perception négative et d’une « peur de la Nature[1] » car elles sont en perpétuel mouvement et géographiquement indéfinies[2]. Une étude réalisée en 2012[3], montre qu’il existe aujourd’hui deux grandes représentations sociales, liées à deux groupes sociaux distincts : les personnes vivant « dans » les zones humides et les personnes vivant « hors » des zones humides. Le premier groupe vivant in-situ perçoit les zones humides comme un territoire « global », emprunt à des dimensions sociales, paysagères, écologiques, fonctionnelles … Les personnes vivant ex-situ perçoivent ces milieux comme un patrimoine naturel à préserver et évincent l’aspect ressource/usage local des zones humides.

 

Dans une approche juridique, l’expression « zones humides » est clairement définie par le code de l’environnement : « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année » (Art. L.211-1). Au titre de la loi sur l’eau, la notion de « marais » est distincte de la notion de « zones humides ». Une jurisprudence démontre qu’un projet ne remplissant pas les critères de sol et de végétation, peut être qualifié de « marais » lorsque les parcelles s’intègrent dans un espace protégé portant le nom de marais : marais Poitevin et de Rochefort principalement.

Actuellement aucun texte ne définit juridiquement la notion de « milieux humides ». Elle est souvent utilisée pour désigner les espaces définit par la convention de RAMSAR[4]. Cette définition, plus large, englobe une large gamme d’écosystèmes ayant pour caractéristique commune de posséder une dynamique écologique liée à la présence de l’eau dans les sols (notamment certains milieux souterrains, marins ou encore les cours d’eau).

 

En 1991, un groupe de réflexion s’est constitué sous la direction du Muséum national d’histoire naturelle pour donner une définition scientifique d’une « zone humide » : « Les zones humides se caractérisent par la présence, permanente ou temporaire, en surface ou à faible profondeur dans le sol, d’eau disponible douce, saumâtre ou salée. Souvent en position d’interface, de transition, entre milieux terrestres et milieux aquatiques proprement dits, elles se distinguent par une faible profondeur d’eau, des sols hydromorphes ou non évolués, et/ou une végétation dominante composée de plantes hygrophiles au moins une partie de l’année. Enfin elles nourrissent et/ou abritent de façon continue ou momentanée des espèces animales inféodées à ces espaces ».

 

Actuellement, quel que soit l’approche utilisée, le terme de « zones humides » est le plus souvent utilisé et sa définition par le code de l’environnement (Art. L.211-1) en est la référence. Les recherches scientifiques et les retours d’expériences apportent de nouvelles composantes aux zones humides et interrogent constamment cette définition. Par exemple, l’intégration de typologie fonctionnelle des zones humides modifie la perception géographique et hydrologique de ces milieux (figure 1).

Les politiques publiques et la réglementation doivent prendre en compte ces évolutions, pour une meilleure protection et intégration des zones humides dans l’aménagement territorial.

 

[1] « La peur de la nature » selon F. Terrasson

[2] GOELDNER-GIANELLA L., (2016), Usages et représentations sociales des zones humides, in Colloque national, Réparer la nature. L’exemple des milieux humides, Brest, 3 et 4 février 2016

[3] SAIDI, M.-R., 2012, La représentation sociales des zones humides, MEDDE, 176 p.

[4] https://www.ramsar.org/fr/a-propos/la-convention-de-ramsar-et-sa-mission

Avancées de la politique Natura 2000 sur la Garonne

Politique Natura 2000, de quoi parles-t-on ?

Natura 2000 est un réseau de sites naturels à l’échelle européenne, ayant pour objectif la préservation d’habitats naturels et d’espèces à forts enjeux de conservation. La politique Natura 2000 se fonde sur deux textes réglementaires :

En 2018, on compte en France 1 768 sites Natura 2000 dont 399 ZPS et 1 369 ZSC. Cela représente 12,8 % de la surface terrestre métropolitaine et 11,2 % de la surface marine.

La gestion d’un site Natura 2000 se fonde sur une gouvernance locale forte regroupant l’ensemble des acteurs du site. Ils se rencontrent dans le cadre du Comité de Pilotage (COPIL). L’animation d’un site Natura 2000 est dirigée au travers d’un Document d’Objectifs (DOCOB), qui comprend un état initial de conservation des habitats naturels et des espèces à fort enjeu de conservation. Il fixe les enjeux de conservation écologiques et prend en compte l’ensemble des activités économiques et des aspects sociaux du territoire. Les objectifs de développement durable fixés dans le DOCOB doivent être atteints grâce à l’application de mesures (contrat N2000, MAEC, charte). Il doit également préciser les procédures de suivi et d’évaluation de ces mesures.

La mise en œuvre du DOCOB est assurée par un animateur, qui a pour rôle de faire vivre le site Natura 2000 en appliquant les outils Natura 2000 (contrats et charte). Il informe et sensibilise l’ensemble des acteurs du territoire sur les enjeux de conservation du site. La signature des contrats et des chartes est basée sur le volontariat des acteurs.

 

Les sites Natura 2000 sur la Garonne

En Occitanie, le site Natura 2000 ZSC « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste » comprend la Garonne et ses principaux affluents (voir carte n°1). Afin de faciliter le travail d’animation de ce vaste site Natura 2000, cinq entités ont été découpées et pour chacune d’elles un DOCOB a été rédigé :

Le SMEAG a été désigné par l’Etat pour être l’opérateur du DOCOB sur deux secteurs : la Garonne en amont de Carbonne avec la Neste et la Pique et la Garonne de Carbonne à Lamagistère.

Les inventaires écologiques et le diagnostic socio-économique ont été réalisés à partir de 2007, par des structures locales compétentes (Nature Midi-Pyrénées, MIGADO, CRPF, Fédération de pêche de l’Ariège …) et la rédaction des DOCOB s’est poursuivie jusqu’en 2010.

La prise en compte d’un très long linéaire de cours d’eau montre que ce site a pour objectifs initiaux la restauration de la continuité écologique et hydromorphologique ainsi que la conservation des poissons migrateurs (Saumon atlantique, Chabot, Lamproie de Planer …).

Sur sa partie garonnaise, le grand site ZSC est chevauché par deux ZPS   : la ZPS « vallée de la Garonne de Boussens à Carbonne » (programme d’action) et la ZPS « vallée de la Garonne de Muret à Moissac » (programme d’action). Les ZPS ont été proposés pour la conservation des populations d’oiseaux à fort enjeu de conservation et en particulier les espèces d’ardéidés (Héron cendré, héron pourpré, aigrette garzette …).

Les DOCOB rédigés entre 2007 et 2010 n’étant toujours pas validé par les membres des COPIL entre 2010 et 2017, les entités de la ZSC « Garonne amont » et « Garonne aval » ainsi que les deux ZPS n’étaient pas encore entrées en phase d’animation.

En 2018, le grand site ZSC est entré dans une nouvelle phase de concertation afin de relancer la démarche d’animation sur les différents sites Natura 2000 de la Garonne. Un COPIL plénier s’est tenu le 30 janvier 2018 au Conseil Départemental de la Haute-Garonne, afin de valider les DOCOB et d’acter le plan d’animation du grand site ZSC et des deux ZPS (voir carte n°2) :

  • Le SMEAG[1] sera l’animateur-coordinateur du site « global Garonne en Occitanie » ;
  • Le CD31 sera l’animateur délégué sur la Garonne en Haute-Garonne et la Pique ;
  • Le SMEAG sera l’animateur délégué sur la Garonne en Tarn-et-Garonne ;
  • Le PETR Pays des Nestes sera l’animateur délégué sur la Neste ;
  • L’animation délégué sur les territoires Hers-Salat-Ariège sera confiée aux syndicats de rivière compétents sur leur territoire.

Les acteurs locaux historiques (MIGADO, Nature Midi-Pyrénées …) seront mobilisés pour chaque entité pour élaborer les expertises et la mise en œuvre des actions et chartes N2000.

L’animation du DOCOB se déroulera sur 3 ans (2018-2021) et se concentrera sur 3 grands axes :

  • L’animation territoriale afin de relancer la dynamique, en particulier sur les entités « Garonne amont » et « Garonne aval » ;
  • L’actualisation des données autour d’un recueil des données nouvelles et de programmes de nouveaux inventaires d’actualisation et/ou de complément sur des espèces ou habitats naturels prioritaires (ardéidés, habitats rivulaires, prairies humides …).
  • Signatures des premiers contrats Natura 2000 et des chartes avec les acteurs territoriaux.

Pour les personnes ou structures intéressées par la démarche Natura 2000 et qui souhaitent réaliser des contrats Natura 2000 ou signer la charte Natura 2000 n’hésitez pas à prendre contact avec les chargés de mission de la CATeZH Garonne. Nous pourrons répondre à vos interrogations et vous guider dans votre démarche.

[1] Syndicat Mixte d’Etude et d’Aménagement de la Garonne.

Retour sur le Comité de Pilotage de la CATeZH Garonne 2017 à Saubens

Le 24 janvier 2018, c’est tenu à la mairie de Saubens, le COPIL de la CATeZH Garonne. Cette journée a été l’occasion de revenir sur les actions passées sur l’année 2017 et de présenter un bilan technique et moral de l’animation du réseau de la CATeZH Garonne. Une présentation des actions à venir pour l’année 2018 a également été présentée aux participants. La matinée s’est poursuivie par plusieurs présentations :

 

  • Avancement du SAGE Garonne et présentation du volet zones humides du SAGE, Vincent CADORET et Mathieu BEAUJARD, SMEAG. 

SAGE Garonne

  • Les boisements alluviaux de bord de Garonne : de quoi parles-t-on ? Mathieu MENAND, Nature Midi-Pyrénées. 

Description des boisements alluviaux

  • Inventaire des zones humides de la Haute-Garonne : présentation de l’outil interactif cartographique, Nathalie THOMAS, Conseil Départemental 31. 

 

  • Présentation du programme Espaces Naturels Sensibles en Haute-Garonne, Thierry COURANJOU, Conseil Départemental 31.

Politique ENS CD31

L’après-midi, l’ensemble des participants se sont rendus sur le long de la Garonne à Saubens afin de présenter, la démarche utilisée sur une problématique d’érosion de berges en rive droite de la Garonne. Une étude en maîtrise d’ouvrage DDT31 a été réalisée en 2016, afin de savoir si l’îlot situé en rive gauche (commune de Muret) avait un effet sur le processus d’érosion en cours en rive droite. Les conclusions de l’étude, du diagnostic et les actions réalisées à la suite, ont été détaillées.

 

Nous tenons à remercier l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs interventions et les participants pour leur intérêt à la préservation des zones humides alluviales de Garonne.

Retrouvez les présentations du bilan technique et financier de la CATeZH Garonne 2017 et des perspectives 2018 :

Bilan technique et financier CATeZH Garonne 2017

Perspectives CATeZH Garonne 2018

Journée technique « Zones humides et urbanisme »

Dans le cadre du projet CATeZH Garonne et du programme TVB, Nature Midi-Pyrénées a organisé le mardi 04 juillet une matinée technique sur le thème de la prise en compte des zones humides et de la trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme. Elle s’est déroulée sur la Commune de Labarthe-Inard. Des élus de la mairie, de la Communauté de Communes Cœur et Coteaux de Comminges et des syndicats de rivière, ont participé à cette réunion technique.

L’objectif était d’aborder concrètement les aspects techniques et réglementaires pour une bonne prise en compte des zones humides et de la trame bleue dans la planification et l’organisation de l’espace d’un territoire. Des outils et des pistes de réflexions ont été apportés aux participants.

Pour cela, nous avons dans un premier temps visité la zone humide de la Hierle afin d’appréhender les corridors et les réservoirs de biodiversité d’un territoire donné. Les participants avaient pour consigne de photographier, ce qui selon eux, constitue des éléments de la TVB. De retour en salle, un débriefing des photos a permis de débattre de la représentation et de la compréhension des notions de “corridor” ou de “réservoir” tels que définis par la TVB.

Nous avons poursuivi, par un travail en atelier sur carte (photo-aérienne) où l’exercice était de repérer les corridors et réservoirs de biodiversité des communes riveraines de la Hierle (Labarthe-Inard, Pointis-Inard et Montespan). Cette approche a permis de replacer sur un territoire les éléments vus sur le terrain et voir que la zone humide de la Hierle s’insère dans un paysage écologique plus vaste, au-delà des limites communales.

Cela a également été l’occasion de faire un état des lieux sur les données de zones humides disponibles en Haute-Garonne et de discuter de l’approche méthodologique pour les insérer dans les documents d’urbanisme (PLU/PLUi, SCOT).

La matinée s’est terminée par un apéritif dinatoire, où les débats et discussions autour des zones humides et de la Garonne ont animé ce temps de convivialité.

Nous tenons à remercier la commune de Labarthe-Inard et la Communauté de Communes Cœur et Coteaux de Comminges, pour leur accueil et leur aimable collaboration dans l’organisation de cet évènement.

Comité de Pilotage de la CATeZH 2016 le 13 janvier 2017 à Grisolles.

Le 13 janvier 2017 à Grisolles, s’est tenu le Comité de Pilotage 2016 de la CATeZH Garonne. Cette journée a été l’occasion de revenir sur les actions réalisées par la CATeZH Garonne en 2016 et de présenter un bilan technique et moral de l’animation du réseau. Les grandes orientations du programme CATeZH Garonne 2017-2018 ont été également présentées aux participants. Cette journée était placée sous la thématique de la prise en compte des zones humides dans l’élaboration des documents d’urbanisme (PLU, SCOT….). Pour développer cette thématique, Nelly PONS de la DDT82 et Amandine COUREAU du SCOT Vallée de l’Ariège, ont réalisé un cadrage sur la réglementation en vigueur et illustrer leurs propos par des retours d’expériences.

L’après-midi a été consacrée à la visite du site de Mauvers-les-Bordes, une zone humide alluviale située en bord de Garonne sur la commune de Grisolles. Cela a été l’occasion de présenter les différentes actions et orientations réalisées par la commune de Grisolles dans le cadre de deux plans de gestion (accompagnement par la CATeZH Garonne).

Nous tenons à remercier l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs interventions et les participants pour leur intérêt à la préservation des zones humides alluviales de Garonne.

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des présentations en téléchargement :

 Présentation_NatureMidiPyrénées_ bilan2016
 Présentation_DDT82_CopilCATeZH2016_tvb_et_DU
 Présentation_Grisolles_CopilCATeZH2016_Mauvers et brengnague
 Présentation_SCoT VA_CopilCATeZH2016_TVB
 CR COPIL CATEZH 2017-01-13vf