Archives de catégorie : Actualités Garonne

Retour sur le Comité de Pilotage de la CATeZH Garonne 2017 à Saubens

Le 24 janvier 2018, c’est tenu à la mairie de Saubens, le COPIL de la CATeZH Garonne. Cette journée a été l’occasion de revenir sur les actions passées sur l’année 2017 et de présenter un bilan technique et moral de l’animation du réseau de la CATeZH Garonne. Une présentation des actions à venir pour l’année 2018 a également été présentée aux participants. La matinée s’est poursuivie par plusieurs présentations :

 

  • Avancement du SAGE Garonne et présentation du volet zones humides du SAGE, Vincent CADORET et Mathieu BEAUJARD, SMEAG. 

SAGE Garonne

  • Les boisements alluviaux de bord de Garonne : de quoi parles-t-on ? Mathieu MENAND, Nature Midi-Pyrénées. 

Description des boisements alluviaux

  • Inventaire des zones humides de la Haute-Garonne : présentation de l’outil interactif cartographique, Nathalie THOMAS, Conseil Départemental 31. 

 

  • Présentation du programme Espaces Naturels Sensibles en Haute-Garonne, Thierry COURANJOU, Conseil Départemental 31.

Politique ENS CD31

L’après-midi, l’ensemble des participants se sont rendus sur le long de la Garonne à Saubens afin de présenter, la démarche utilisée sur une problématique d’érosion de berges en rive droite de la Garonne. Une étude en maîtrise d’ouvrage DDT31 a été réalisée en 2016, afin de savoir si l’îlot situé en rive gauche (commune de Muret) avait un effet sur le processus d’érosion en cours en rive droite. Les conclusions de l’étude, du diagnostic et les actions réalisées à la suite, ont été détaillées.

 

Nous tenons à remercier l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs interventions et les participants pour leur intérêt à la préservation des zones humides alluviales de Garonne.

Retrouvez les présentations du bilan technique et financier de la CATeZH Garonne 2017 et des perspectives 2018 :

Bilan technique et financier CATeZH Garonne 2017

Perspectives CATeZH Garonne 2018

Journée technique « Zones humides et urbanisme »

Dans le cadre du projet CATeZH Garonne et du programme TVB, Nature Midi-Pyrénées a organisé le mardi 04 juillet une matinée technique sur le thème de la prise en compte des zones humides et de la trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme. Elle s’est déroulée sur la Commune de Labarthe-Inard. Des élus de la mairie, de la Communauté de Communes Cœur et Coteaux de Comminges et des syndicats de rivière, ont participé à cette réunion technique.

L’objectif était d’aborder concrètement les aspects techniques et réglementaires pour une bonne prise en compte des zones humides et de la trame bleue dans la planification et l’organisation de l’espace d’un territoire. Des outils et des pistes de réflexions ont été apportés aux participants.

Pour cela, nous avons dans un premier temps visité la zone humide de la Hierle afin d’appréhender les corridors et les réservoirs de biodiversité d’un territoire donné. Les participants avaient pour consigne de photographier, ce qui selon eux, constitue des éléments de la TVB. De retour en salle, un débriefing des photos a permis de débattre de la représentation et de la compréhension des notions de “corridor” ou de “réservoir” tels que définis par la TVB.

Nous avons poursuivi, par un travail en atelier sur carte (photo-aérienne) où l’exercice était de repérer les corridors et réservoirs de biodiversité des communes riveraines de la Hierle (Labarthe-Inard, Pointis-Inard et Montespan). Cette approche a permis de replacer sur un territoire les éléments vus sur le terrain et voir que la zone humide de la Hierle s’insère dans un paysage écologique plus vaste, au-delà des limites communales.

Cela a également été l’occasion de faire un état des lieux sur les données de zones humides disponibles en Haute-Garonne et de discuter de l’approche méthodologique pour les insérer dans les documents d’urbanisme (PLU/PLUi, SCOT).

La matinée s’est terminée par un apéritif dinatoire, où les débats et discussions autour des zones humides et de la Garonne ont animé ce temps de convivialité.

Nous tenons à remercier la commune de Labarthe-Inard et la Communauté de Communes Cœur et Coteaux de Comminges, pour leur accueil et leur aimable collaboration dans l’organisation de cet évènement.

Comité de Pilotage de la CATeZH 2016 le 13 janvier 2017 à Grisolles.

Le 13 janvier 2017 à Grisolles, s’est tenu le Comité de Pilotage 2016 de la CATeZH Garonne. Cette journée a été l’occasion de revenir sur les actions réalisées par la CATeZH Garonne en 2016 et de présenter un bilan technique et moral de l’animation du réseau. Les grandes orientations du programme CATeZH Garonne 2017-2018 ont été également présentées aux participants. Cette journée était placée sous la thématique de la prise en compte des zones humides dans l’élaboration des documents d’urbanisme (PLU, SCOT….). Pour développer cette thématique, Nelly PONS de la DDT82 et Amandine COUREAU du SCOT Vallée de l’Ariège, ont réalisé un cadrage sur la réglementation en vigueur et illustrer leurs propos par des retours d’expériences.

L’après-midi a été consacrée à la visite du site de Mauvers-les-Bordes, une zone humide alluviale située en bord de Garonne sur la commune de Grisolles. Cela a été l’occasion de présenter les différentes actions et orientations réalisées par la commune de Grisolles dans le cadre de deux plans de gestion (accompagnement par la CATeZH Garonne).

Nous tenons à remercier l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs interventions et les participants pour leur intérêt à la préservation des zones humides alluviales de Garonne.

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des présentations en téléchargement :

 Présentation_NatureMidiPyrénées_ bilan2016
 Présentation_DDT82_CopilCATeZH2016_tvb_et_DU
 Présentation_Grisolles_CopilCATeZH2016_Mauvers et brengnague
 Présentation_SCoT VA_CopilCATeZH2016_TVB
 CR COPIL CATEZH 2017-01-13vf

 

 

Les hérons en déclin sur le corridor Garonnais

Actualisation des inventaires des héronnières

Les héronnières en Midi-Pyrénées, et plus particulièrement sur le corridor garonnais, ont depuis une quarantaine d’années, subi des fluctuations importantes aux niveaux des localisations, du nombre d’espèces, mais aussi des effectifs par espèce. Une comparaison des effectifs a été effectuée entre les données issues de l’inventaire Natura 2000 en 2007 et les inventaires réalisés en 2016[1]. Douze héronnières ont été inventoriées sur le corridor garonnais dont quelques sites localisés dans la plaine alluviale de la Garonne.

L’installation du Héron cendré (Ardea cinerea) dans la région est très récente, totalement absent jusqu’en 1989, elle est aujourd’hui une espèce commune dans la région. C’est totalement l’inverse pour le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), où Midi-Pyrénées était l’un des bastions de l’espèce en France et se retrouve à l’heure actuelle en déclin prononcé. Le Héron garde-bœufs (Bulbucu
s ibis)
a quant à lui colonisé la région et la France en 1992, année de l’explosion démographique de l’espèce. L’Aigrette garzette (Egretta garzetta) n’a jamais obtenu de gros effectifs en Midi-Pyrénées, cette espèce est, avec le Héron pourpré (Ardea purpurea), plutôt localisée. Elles bénéficient toutes les deux de la présence des autres espèces de hérons avec lesquelles elles cohabitent.

Une espèce a disparu ou presque de la région, le Blongios nain (Ixobrychus minutus), qui a toujours été très rare mais de nos jours sans aucune preuve de sa nidification.

 

Effectifs en 2007 Effectifs en 2016

Variations des effectifs

Aigrette garzette (Egretta garzetta)

70/90

50/60

– 33 %

Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax)

310

50

– 84 %

Héron cendré (Ardea cinerea)

235

235

0 %

Héron garde-bœufs (Bulbucus ibis)

910

430

– 53 %

Héron pourpré (Ardea purpurea)

65 35

– 46 %

Le constat n’est pas réjouissant sur ces colonies du corridor garonnais : toutes les espèces, sauf le Héron cendré, ont vu leur effectif diminué. Les causes sont diverses, mais le point essentiel est le dérangement et la rareté des zones de quiétude. La fréquentation humaine est de nos jours la menace la plus évidente.

Les hérons comme bio-indicateurs

Parmi les espèces d’oiseaux permettant de « mesurer » la bonne santé écologique des milieux naturels inféodés aux fleuves et rivières, les ardéidés[2] sont des bio-indicateurs intéressants. Ainsi, la présence de colonies de hérons est localement un indicateur de la bonne santé des ripisylves par la présence de zones de tranquillité et de quiétude indispensables pour leur maintien. Ces zones de quiétude sont le plus souvent constituées de ripisylves en bon état de conservation, pourvues de vieux arbres, propices à l’installation des nids et souvent difficilement accessibles.

Les hérons sont aussi suivant leur mode de chasse et de pêche, des indicateurs de la qualité de l’eau des fleuves et rivières par les proies présentes, mais aussi de l’ensemble de la chaine alimentaire. Les proies des hérons sont multiples et varient suivant les espèces, celles-ci vont des poissons, aux amphibiens et même aux insectes notamment par le Héron garde-bœuf ou aux campagnols souvent chassés par le Héron cendré.

La qualité des bois riverains est un élément essentiel du fleuve Garonne, les hérons sont tributaires de leur utilisation et de leur fréquentation.

Réparties de façon homogène sur tout le long du corridor garonnais, de Saint Gaudens en Haute-Garonne à Moissac dans le Tarn et Garonne, ce sont douze héronnières qui sont encore présentes.

Le point sur la situation des héronnières effectuées en 2007 puis en 2016, a permis d’obtenir une base (espèces et effectifs par héronnière) actualisée de référence. Ces colonies devront être suivies régulièrement afin de maintenir une vigilance accrue sur celles-ci, et suivant les résultats, de pouvoir prendre les mesures qui s’imposent pour la préservation de ces espèces.

L’avenir des colonies de hérons dépendra des mesures qui devront être prises pour protéger les colonies de façon concrète. La mise en zone de quiétude avec une réglementation adaptée sur l’ensemble des héronnières est indispensable pour leur maintien  sur le corridor garonnais.

[1] Inventaire réalisé par Nature Midi-Pyrénées et l’AROMP

[2] Famille regroupant les hérons, les aigrettes, les butors, les bihoreaux, les crabiers et les blongios.

Les alluvions de la Garonne gérés par Nature Midi-Pyrénées

La fin des activités d’extraction au Ramier de Bigorre (Merville, 31), en 1986, motive les bénévoles de Nature Midi-Pyrénées a prendre en gestion les 33ha du site. 30 ans après, des actions expérimentales de gestion et de restauration, l’association est devenu un interlocuteur de poids sur le secteur de Garonne. La DDT de la Haute-Garonne (Direction Départemental des Territoires) a renouvelé sa confiance en nous confiant la gestion de nouveaux sites en bord de Garonne. Il s’agit de restaurer les fonctions hydrauliques et écologiques de ces milieux humides, d’un grand intérêt. Pour cela, Nature Midi-Pyrénées bénéficie du soutien de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, de l’Europe et de la Région.

Le Ramier de Bigorre : vitrine expérimentale et pédagogique

À partir de 2008, sur la prairie de la Capelette, un pâturage ovin a été installé avec l’aide de Mr Cracco, agriculteur à Merville.

Dès 1986, ce site de 33 ha, présente une richesse ornithologique et une mosaïque d’habitats fluviaux intéressants (forêt alluviale, saulaies, bras morts …). La présence de trois bras morts d’âges différents fait de ce site un témoin de la fonctionnalité hydraulique. La prairie de la Capelette, reste peu inondable (seulement lors de crues trentennales) ; son fort intérêt écologique réside dans le contexte de régression de ces pelouses fluviales. On y trouve notamment l’orchis pyramidal, le lézard vert et le Troglodyte mignon. Longtemps seul site de ce type dans ce secteur de Garonne, grâce au sentier pédagogique, il permet la sensibilisation du grand public et de nombreux acteurs.

> Télécharger la brochure

Les alluvions de la Save : à la confluence des eaux, des cultures et des usages…

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Les atterrissements et les zones d’eau associés, sont importants dans le cycle biologique de plusieurs espèces d’oiseaux (héron, petit gravelot…) et d’invertébrés (libellules…).

À la confluence de la Save avec la Garonne, Nature Midi-Pyrénées gère 10 ha, depuis 2007. L’intérieur du site est cultivé depuis les années 80 (peupleraie puis colza, tournesol…). Il est aussi le terrain de jeu des chasseurs et des cyclistes. C’est pourquoi, l’association s’est engagée, non sans difficulté, dans une gestion concertée avec les acteurs. Ce site présente un intérêt fonctionnel de par ses atterrissements (accumulation de matériaux de type galet, limon…) qui tendent à s’engraisser. Enfin, il a été important d’agir sur le corridor boisé (essences locales adaptées) afin de restaurer la continuité écologique amont/aval. Cette action spécifique au site permet la circulation de la faune et de la flore ; l’amélioration de l’efficacité de la zone « tampon » face au secteur agricole et la régression de l’érosion des berges grâce aux racines.

Les alluvions de Saint Caprais : réseau hydrographique diversifié

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La particularité de ce site est la présence d’une magnifique saulaie blanche et d’une zone marécageuse avec roselière rares dans la plaine alluviale.

Ce site de 35 ha, géré depuis 2007, est délimité au nord par la confluence de la Garonne avec l’Hers mort. De nombreuses annexes fluviales (bras morts, chenaux de crue, dépressions…) sont fonctionnelles car connectées lors des crues annuelles. La saulaie blanche semble condamnée à disparaître à long terme dû au fort abaissement de la nappe alluviale et de la perturbation de la dynamique fluviale (cf. La Garonne en mouvement(s) ). Autre intérêt du site, un couple d’aigle botté (Hieraaetus pennatu), bien implanté sur le corridor garonnais, y niche chaque année depuis 2006. Cette espèce, inscrite à l’annexe I de la Directive Oiseaux, a des mœurs discrètes en période de reproduction et est très sensible au dérangement de mars à août.

Les alluvions de Miquelis : Garonne sauvage !

Les nombreux chenaux recreusés artificiellement autrefois, sont aujourd’hui régulièrement connectés à la Garonne et assurent une fonctionnalité hydrologique.

Les nombreux chenaux recreusés artificiellement autrefois, sont aujourd’hui régulièrement connectés à la Garonne et assurent une fonctionnalité hydrologique.

Nature Midi-Pyrénées a souhaité préserver ce site pour sa valeur de refuge (difficulté d’accès), mais aussi pour sa naturalité. Il offre l’image d’une Garonne sauvage, disparue sur une grande partie du linéaire du fleuve. On retrouve dans ces 10 ha, géré depuis 2008, l’essentiel des habitats de bord de Garonne. Entre 10 et 15 couples de héron cendré y nichent chaque année, formant une héronnière mono-spécifique. C’est pourquoi, afin d’assurer leur quiétude, l’accès est interdit de février à fin juillet. L’association réalise un comptage et un suivi annuel de la héronnière.

Plus de précisions sur le site internet de Nature Midi-Pyrénées.

C’est donc au total 100 ha que Nature Midi-Pyrénées gère, pour un coût approximatif de 240 €/ha/an. N’hésitez pas à contacter Nelly Dal Pos, la gestionnaire des sites, pour avoir des informations complémentaires.

Pêche électrique sur la commune de Galié

La commune de Galié situé dans le piémont pyrénéen en Haute-Garonne, gère un ancien méandre (propriété du Domaine Public Fluvial) en rive gauche de Garonne. Dans le cadre de l’amélioration des connaissances du plan de gestion 2015-2017 de ce site, une pêche électrique a été réalisé dans trois mares par la fédération de pêche de Haute Garonne et la CATeZH Garonne. Ces mares sont le reliquat de l’extraction de granulat dans l’ancien bras mort. L’objectif est de valider la présence de poissons et les espèces présentes.

La pêche électrique est réalisée avec un appareil qui comporte un moteur relié à deux bornes : la cathode (tige métallique qui traîne dans l’eau) et l’anode (cercle métallique électrique). Le courant influence alors le comportement des espèces aquatiques en les immobilisant momentanément et en les contraignant à aller vers l’électrode, c’est l’électronarcose. On passe alors deux épuisettes à mailles fines afin de prélever les poissons.

Malgré beaucoup de vases nous avons échantillonné plusieurs espèces : des gardons, des vairons, des goujons, des loches, des lamproies de Planer, une tanche et des perches. La connexion régulière avec la Garonne de la mare aval, lui permet un renouvellement régulier des populations de poissons.  La mare centrale n’est peuplée que de sujets adultes, issus de la crue de 2013. Aucune reproduction n’a été constatée. La mare la plus en amont quant à elle présente la plus grande diversité d’espèces et un taux de reproduction intéressant. Reste à déterminer pour quel type de crues ou quel débit chaque mare est connectée à la Garonne.

Journée Mondiale des Zones Humides 2016

Plusieurs dates à noter autour de cet événement !

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Chantier de plantations la matinée du dimanche 31 janvier 2016, sur le site de la Gravette à Castelnau-d’Estretefonds (31). Venez rejoindre les planteurs et découvrir les secrets d’une plantation réussie !
Renseignement et inscription auprès de la Mairie : ddurable@mairiecastelnau.fr

Le vendredi matin 5 février 2016, sera organisé un nettoyage des Ramiers de Cintegabelle, en vue de la création d’un sentier pédagogique. Le midi sera l’occasion de manger ensemble autour d’un repas tiré du sac.
Renseignement et inscription :
Thomas MATARIN : t.matarin@naturemp.org ou 05-34-31-97-96 / Laurence DUROT : ccva-dst@orange.fr ou 05-61-50-99-03

Le samedi 27 février 2016, Nature Midi-Pyrénées vous propose un ramassage de déchets et une promenade avec une interprétation paysagère et écologique, au ramier de Bigorre (Merville, 31).
Renseignement et inscription : Nelly DAL-POS : n.dalpos@naturemp.org ou 05-34-31-97-96

La cartographie des cours d’eau en Haute-Garonne

Dans un contexte d’absence de définition claire et dans la mesure où cela risque d’ « entraîner des tensions avec certains usagers, un travail de définition des cours d’eau a été demandé par les acteurs agricoles. Mme Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, a donc missionné les préfets de départements pour élaborer la cartographie des cours d’eau sur l’ensemble du territoire français, accompagnée d’un guide d’entretien des cours d’eau et  d’une charte contrôleur-contrôlé pour mieux faire comprendre le travail de la police de l’eau. L’instruction du 3 juin précise les conditions de réalisation de ce projet. Il s’agit de définir de façon collégiale ce qu’est un cours d’eau, via notamment la jurisprudence et une série d’indicateurs,  et de générer une cartographie départementale des cours d’eau en différenciant les écoulements « cours d’eau » des « non cours d’eau » (ex. fossés). Cette cartographie s’attache à faire cette différenciation vis-à-vis des travaux envisagés : pour un projet de travaux donné (nouvel aménagement, agrandissement d’aménagement existant, drainage, curage, etc.), si pour un cours d’eau une autorisation sera nécessaire, elle ne le sera a priori pas pour un écoulement défini comme non cours d’eau. Ainsi, tout écoulement  qui n’aura pas été cartographié ou cours d’eau déclassé en « non cours d’eau », sera considéré comme étant un écoulement de type fossé, ce qui réduira l’étendue spatiale des pouvoirs de police de l’eau. Cependant cette cartographie aura un caractère indicatif, non juridique…

Selon la demande de la ministre, l’objectif de ce projet est d’obtenir d’ici au 15 décembre 2015 une carte des 2/3 du territoire français pour les territoires dont la cartographie complète des cours d’eau est possible sans difficultés majeures. Pour le 1/3 restant (qui nécessiterait de développer une méthode d’identification des cours d’eau), la carte devra être complétée courant 2016. Au vu des enjeux et des vérifications terrain, ces délais étaient beaucoup trop courts, ainsi le travail commencé se poursuivra certainement sur l’ensemble de l’année 2016.

Les principaux acteurs impliqués plus ou moins directement dans cette démarche sont : les acteurs agricoles (syndicats principalement), les services de l’Etat (préfet, DDT qui anime le projet, ONEMA), les Syndicats de rivière et bassin versant, les fédérations de pêche et les associations de protection de l’environnement (pas dans toutes les régions mais c’est le cas en Midi-Pyrénées).

Pour plus d’informations, veuillez contacter la DDT de la Haute-Garonne au 05 61 58 51 00.

Les avancées du Plan Régional d’Action sur les plantes exotiques envahissantes.

Le PRA (Plan Régional d’Action) 2013-2018, sur les plantes exotiques envahissantes est animé par le Conservatoire Botanique National des Pyrénées et de Midi-Pyrénées (CBNPMP). Celui-ci a pour but de mobiliser les acteurs régionaux, mutualiser les savoirs, recenser des actions de gestion menée et coordonner les actions sur les plantes exotiques envahissantes en Midi-Pyrénées. Ce plan s’est appuyé sur un état des lieux, une synthèse bibliographique, et la mobilisation de plus de 100 structures régionales à l’occasion d’une enquête et de réunions de concertation en 2011-2012. Cette démarche a été accompagnée par la Région Midi-Pyrénées, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Midi-Pyrénées (DREAL Midi-Pyrénées), l’Agence de l’eau Adour-Garonne, avec le soutien du Fonds Européen de Développement Régional.

Sur environ 500 espèces de plantes exotiques naturalisées en France métropolitaine au moins 143 espèces semblent envahissantes (chiffre non figé). C’est pourquoi, toutes les espèces ont été classées en deux catégories selon leur abondance et leur dynamique de prolifération en Midi-Pyrénées.

Ce classement s’est traduit par deux listes révisables annuellement :

  • La liste des plantes exotiques envahissantes (70 taxons en 2013), regroupe les espèces plus ou moins abondantes, ayant une dynamique de prolifération importante en Midi-Pyrénées
  • La liste des plantes exotiques à surveiller (73 taxons en 2013) regroupe les espèces rares ou peu abondantes dont la dynamique de prolifération est faible ou méconnue en Midi-Pyrénées

Enfin, ce plan régional d’actions présente les enjeux régionaux selon les différents types de milieux envahis. Ces grands enjeux, déclinés en 21 actions, portent sur la connaissance des espèces et des actions à mener, sur la prévention de la dissémination et de l’arrivée de nouvelles espèces, sur l’aide au contrôle des espèces, et sur la sensibilisation et la mobilisation des acteurs institutionnels, professionnels et du grand public.

Lors de la dernière rencontre du groupe de travail sur ce sujet, en mai 2015, nous avons commencé à évaluer la fréquence et l’abondance de certaines espèces ainsi qu’échanger sur nos méthodes de gestions.

En parallèle, la réglementation évolue. En janvier 2015, une nouvelle réglementation européenne a vu le jour actualisant la liste des espèces exotiques envahissantes perturbatrices qui seront interdites aux transport, à l’importation et à la commercialisation… De plus, un code de conduite professionnel relatif aux plantes exotiques envahissantes en France métropolitaine peut être adopté de façon volontaire, depuis février 2015, par les professionnels de l’horticulture et du paysage.

http://www.codeplantesenvahissantes.fr/fileadmin/PEE/documentation/2015_02_Code-de-conduite-PEE.pdf.

Petit zoom sur certaines espèces :


La Renouée du Japon
(Fallopia Japonica). Cette herbacée peut atteindre 4m de hauteur. Ces rhizomes sont très développés et peuvent atteindre 3m de profondeur. Ses feuilles sont alternes, arrondies et atteignent 20 cm de longueur. La floraison de grappes blanches se fait d’août à octobre. La reproduction par semis est très faible, alors que la multiplication végétative est très active. En effet, la dispersion de morceaux de racines est facilité par le fait qu’ils aient une durée de vie de plusieurs années et qu’il suffit de moins d’1g de fragments pour régénérer une plante. C’est pourquoi, il est nécessaire d’enlever et d’éliminer (brûlage) les produits de sa coupe. De même, ne transportez pas la terre pouvant contenir des bouts de rhizomes.

Balsamine à petites fleurs Balsamine de l'Himalaya

 

Les Balsamines ont leurs fruits qui éclatent à maturité au moindre contact, projetant des graines à plusieurs mètres alentour d’où leur nom latin d’Impatiences. La Balsamine de l’Himalaya est présente particulièrement sur le piémont pyrénéen. Elles laissent toutes le sol nu en hiver favorisant l’érosion des berges. Ces annuelles doivent être arrachées ou coupées avant floraison sous le premier nœud pour éviter toute reprise (fin juillet pour les balsamines de l’Himalaya et de Balfour, fin juin pour la Balsamine à petites fleurs pour empêcher la fructification et épuiser la banque de graines du sol). Les tiges ne doivent pas être laissées à même le sol et le compostage est possible, en absence de graines. Il s’avère que le pâturage bovin et ovin permet de contenir l’apparition de la Balsamine de l’Himalaya.

 

 

Pour conclure, il y a des préconisations de base à suivre, pour à peu prés toutes les espèces exotiques. Notamment, n’éliminez pas les espèces locales déjà présentes afin de ne pas libérer de l’espace pour l’installation d’espèces exotiques ; séchez les résidus sur place pour ne pas risquer de multiplier les foyers. Après intervention, nettoyer sur place les engins utilisés afin de ne pas propager de graines sur d’autres chantiers.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur les plantes exotiques envahissantes terrestres et aquatiques dont bientôt des fiches actions sur le site http://pee.cbnpmp.fr. Quelques fiches actions sont déjà disponible sur l’Ailante, la Jussie, le Buddléia, l’Erable négundo et la Renouée du Japon sur notre page web http://www.catezh.naturemp.org/documentation-technique/

Vous pouvez également consulter les retours d’expériences du groupe de travail Invasions biologiques en milieux aquatiques (GT IBMA) sur www.gt-ibma.eu .