Bilan hydrologique 2017

L’année météorologique mondiale de 2017

D’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM du 18/01/2018), 2017 se classe parmi les trois années les plus chaudes jamais observées (avec 2015 et 2016). C’est toujours 2016 qui se trouve en tête de liste, alors que 2017 décroche le record de l’année sans El Niño et avec La Nina de faible intensité, la plus chaude jamais constatée, ce dernier phénomène étant connu pour pousser à la hausse la moyenne mondiale des températures.

Suivi hydrologique de la Garonne

L’année 2017 a été dépourvu de crue significative. Les plus hautes eaux ont été atteint le 8 février 2017 avec seulement 523 m3/s pour débit instantané maximal, ce qui s’apparente plutôt à un débit moyen de Garonne.

De 2014 à 2017, les débits moyens mensuels diminuent d’année en année (http://www.hydro.eaufrance.fr). Les moyennes mensuelles de 2017 sont toutes en dessous des moyennes mensuelles établi sur 44 ans (graphique dessus). Cette année 2017 a été peu humide. De nombreux bras morts n’ont pas ou très peu été connectés à la Garonne, accélérant leur sédimentation et leur végétalisation.

L’étiage de cette année a été le plus sec et le plus précocement 52,6 m3/s en aout.

Les débits de Garonne en 2017 ont été très faible et n’ont permis qu’à trois bras morts (de Fontaine, Poulidas et des alluvions de la Save) d’être connectés à la Garonne, pendant au moins 6 mois. En 2016 c’était 5 bras morts qui été connectés pendant au moins 4 mois (les trois précédent, plus Port-Haut et Mauvers).

 

Suivi hydrologique de l’Ariège

Tout comme pour la Garonne, de 2014 à 2017, les débits moyens mensuels de l’Ariège diminuent d’année en année.

Le débit minimum de connexion du bras de Cintegabelle a été déterminé cette année lors de visite de terrain. Les débits d’Ariège en 2017 ont été très faible et ont permis que le bras mort de Cintegabelle à l’aval du pont soit connectés au maximum 3 mois alors qu’il a été connectés au moins 5 moins en 2016.