Comment financer votre projet ?

Avant de s’engager dans un projet lié à une zone humide, deux questions s’imposent au futur gestionnaire : « Combien ça va coûter ? » et « Qui va payer ? »

Rappelons d’abord que l’Agence de l’Eau a créé les CATeZH afin d’encourager les maitres d’ouvrage de son bassin à s’engager dans la préservation ou la restauration de ces milieux. C’est pourquoi les actions de sensibilisation, de conseils, les diagnostics et plans de gestion effectués par la CATeZH sont prises en charge par les financeurs (Agence de l’Eau et Europe).

Au démarrage d’un projet, la CATeZH établi d’abord un diagnostic, d’où en découle des enjeux (fonctionnel, écologique et d’usage…). Des objectifs seront ensuite définis puis déclinés en diverses actions, l’ensemble étant validé au sein d’un Comité de pilotage regroupant les acteurs concernés. L’accompagnement par la CATeZH tout au long de la réflexion garantit le respect des politiques en faveur de ces milieux (DCE, SDAGE, Natura…).

Ce document de gestion regroupe toutes les informations nécessaires au gestionnaire pour mener à bien son projet, notamment pour le volet financier son coût de revient global, année par année, opération par opération… Un premier plan de financement est généralement proposé.

A Mauvers les Bordes, la plantation de feuillus mixtes (ci-contre), alternative à la populiculture, a été financée dans le cadre du plan de gestion. Les 6 ha de peupliers non pris en charge seront rentabilisés lors de la récolte.

A Mauvers les Bordes, la plantation de feuillus mixtes (ci-contre), alternative à la populiculture, a été financée dans le cadre du plan de gestion. Les 6 ha de peupliers non pris en charge seront rentabilisés lors de la récolte.

Une fois le document de gestion validé, et en amont de toute opération, le futur gestionnaire devra déposer la ou les demandes de financements auprès des financeurs potentiels.

L’Agence de l’Eau reste un financeur incontournable pour les milieux humides auquel s’ajoutent le Conseil Régional voire le Conseil Général et parfois d’autres. Un autofinancement de 20% minimum est obligatoire. La demande d’aide s’effectuera en une ou plusieurs fois selon les financeurs (d’où un découpage annuel dans le document de gestion). Par ailleurs, les types d’opérations (étude, travaux, communication…) sont financés de manière inégale selon les financeurs. Comme pour tout dossier, des rapports d’étape ou final accompagneront les demandes d’acomptes et de solde. Les chargés d’affaires des organismes financeurs seront, avec la CATeZH, les interlocuteurs privilégiés.

Il est difficile de fournir un coût moyen pour un plan de gestion car des opérations lourdes peuvent rapidement augmenter le ratio coût/ha/an. Et comme cher n’équivaut pas forcément à pertinent en matière de gestion de zone humide, in fine la troisième question qui se pose au futur gestionnaire est : « Comment gérer au mieux ma zone humide ? »

Nos équipes restent à votre disposition afin de vous amener les conseils les plus adaptés à votre territoire.